EXPO EN COURS

EXPO EN COURS

Ce qui fait Lien
Vincent Ruffin & Dorothée Sullam

8 mai > 8 juin 2026

À l’ombre de l’être et de l’hêtre propose une expérience où la fusion entre nature, création et existence devient tangible.
Dans cet espace suspendu, deux artistes donnent à voir une connexion profonde entre leur vie intérieure et le monde végétal qui les entoure. La maison devient organisme vivant, traversée par une énergie presque musicale. Intensité brute, instinctive, vibrante.

Cette exposition est une élévation, non pas au sens d’un détachement, mais comme un retour vers l’essentiel. La nature y agit comme révélateur, mettant à nu ce qui constitue les êtres.
À travers la peinture et les fleurs, les artistes racontent une histoire de fusion, une explosion émotive — un amour de la matière, du vivant, mais aussi de la rencontre. Ici, tout se mêle : racines et émotions, gestes et saisons, intérieur et extérieur.

La nature n’est plus décorative : elle devient langage, mémoire et mouvement. Elle relie, transforme, anticipe. L’exposition se fait alors espace de passage, où l’on assiste à la disparition des frontières entre l’être et son environnement, une fusion entre l’être et ses émotions. La disparition des peurs, des murs qui nous entourent afin de laisser la vie s’imposer telle une loi, une loi inéluctable qui reprend ses droits et ses instincts premiers.

10 AVRIL > 3 MAI

LÀ OÙ L’INVISIBLE INSISTE

BASTIEN MARIENNE - BARBARA PENHOUËT

La Triptyque Galerie, et le STudio RHK ainsi que la galerie ULTRASUPERNEW de Tokyo s’associent pour vous présenter Là où l’invisible Insiste
2 artistes en exposition à 10.000 kms de distance.

Technique et Émotion : La Couleur comme Langage

Le titre de l'exposition, "Là où l’Invisible Insiste", témoigne également des années de travail consacrées à maîtriser leurs différentes techniques respectives.
Leurs peintures acquièrent profondeur et dimension grâce à une combinaison maîtrisée d'empâtements et de fines couches de peinture (glacis). Les palettes de couleurs sont riches et choisies pour exprimer des sentiments précis, allant des tonalités vives de la garrigue aux bleus profonds de la mer, avec une aisance déconcertante.

Pour exprimer l'invisible de leur environnement, Penhouët et Marienne traduisent leurs changements de perspective émotionnelle par l'utilisation de coups de pinceau variés, de compositions dynamiques et de matériaux texturés. L'utilisation audacieuse de la lumière et des ombres crée des scènes qui semblent à la fois familières et étrangement isolées. La réalité suspend son vol pour laisser place à une indéfinissable quiétude qui finit par être commune.

Le Souffle du Réel : Une Quête de l'Instant

À travers les scènes glanés en Provence-Alpes-Côte d'Azur, les artistes Barbara Penhouët et Bastien Marienne explorent leur région non pas comme un décor, mais comme un espace émotionnel en mouvement. Leur œuvre est une quête du dedans vers le dehors — du geste intime vers le lieu, du souvenir vers la présence — où chaque changement de focale révèle une nouvelle vibration du réel. Ce sont des instants de vie qui se murmurent, des minutes dérobées au temps qui passe, révélées par le lyrisme du pinceau et la cadence chromatique. Les personnages, souvent croqués dans leur quotidien, sont loin d'être immobiles, pourtant la composition dégage un calme saisissant. Penhouët et Marienne choisissent de conter l'inénarrable; de rendre visible ce qui doit rester anonyme, sous peine de "tuer cet invisible" (Nathalie Sarraute). Les scènes s'effacent pour laisser perdurer le caractère fugace d'un sentiment partagé : celui des joies simples de l'existence.

Marseille Provence-Alpes-Côte d'Azur, Foyer Cinématique

Marseille apparaît ici comme un foyer ouvert sur le monde, un seuil vibrant où les émotions s’ancrent et se dispersent. C'est une cité portuaire où, comme à Tokyo ou dans les grandes villes côtières japonaises, l'horizon maritime est une promesse constante d'échanges et de départs. Cependant, c'est précisément dans le flux incessant et le bruit de ce carrefour méditerranéen que naît le besoin d'un regard ralenti et introspectif. À travers leurs peintures, Penhouët et Marienne explorent cet entre-deux essentiel : la tension créatrice entre l’agitation du monde extérieur et l’immobilité de l’émotion intérieure, où la lumière caresse les objets comme des fragments de récit.

Leurs œuvres puisent leur force dans la poétique du vide et du minéral propre à la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elles donnent corps à l'invisible et à l'éphémère : l'ombre n'est plus une absence, mais une présence qui souligne le relief de l'instant ; le vent (Mistral ou brise marine) agit comme un regard en mouvement qui balaye le paysage. Leurs compositions déplacent sans cesse la focale — tantôt serrée sur la matière rugueuse d’un mur, tantôt élargie sur l'horizon de mer ou de champs de lavande — pour révéler la ville et la garrigue dans leur respiration la plus intime. C’est là que se noue le dialogue fondamental avec l'esthétique japonaise : la seule vérité est celle que l’on trouve dans l'observation minutieuse de l’infime, de l'objet délaissé, du moment fugitif.

Les objets, traces d’un quotidien habité, deviennent des points d’attache émotionnels, des relais entre présence et mémoire. Cette exposition est une traversée sensible : chaque toile est un plan, chaque geste un raccord. Dans le jeu des distances et des proximités, Marseille se raconte comme un film de lumière et de silence — un lieu où le foyer n’est pas seulement un abri, mais une ouverture, un seuil vers l’autre et vers soi, et vers l'horizon commun de la mer.

Dialogue de l'Impermanence : Écho Japonais

Au cœur de la démarche de ces deux artistes, se trouve un désir profond : capter l’instant suspendu, l’écho silencieux de nos paysages intérieurs. Peintres et sculpteurs, ils explorent les frontières invisibles entre le rêve et la réalité. Leurs toiles ne cherchent pas à illustrer, mais à suggérer et transcender la réalité, agissant comme des passages sensibles entre le monde extérieur et l’intimité de l’être.

Chacune des 15 toiles raconte une histoire sans mots, un souvenir non daté. Cette quête d'une simplicité trompeuse et d'une intense émotion trouve un écho naturel et profond avec le Japon — pays du raffinement minimal, de la contemplation et de l'impermanence. Dans chaque œuvre, il y a ce souffle commun : le désir de ralentir, d’observer, de ressentir l’infime.